UDACITY. La fac d’informatique virtuelle

Le bouquet de tutoriels informatiques gratuits « Udacity» s’impose, en misant sur les expérimentations des étudiants, comme un centre d’apprentissage majeur des nouvelles technologies.

Un diplôme de Stanford sur un CV constitue un gage d’excellence. Trois anciens élèves de cette prestigieuse université californienne sont en passe de populariser un nouveau label international, une formation hors-sol, sans campus ni frais d’admissions. Udacity, le site éducatif privé qu’ils ont créé en février 2012, devient en effet une référence de l’apprentissage informatique.

Sebastian Thrun, David Stavens et Mike Sokolsky, se sont lancé dans cette aventure à la suite de leurs cours sur la création d’un moteur de recherche et la programmation d’une voiture robotisée. Leur but : imaginer et développer une plate-forme d’apprentissage en ligne adaptée à tous. Basée sur le langage Python, elle propose plus d’une vingtaine de cours, selon différents niveaux de difficulté. Ils permettant d’apprendre à créer des blogs, des softwares ou encore programmer des robots.

Une fac flexible

Au départ, l’offre d’Udacity était assez rigide, encore proche des exigences des universités traditionnelles (cours à inscriptions et dates fixées à l’avance, correction automatique sans feedback…). Peu à peu, l’interaction et la flexibilité sont devenues les marques de fabrique de cette fac online qui compte désormais plus de 1,6 millions d’étudiants.

En fait, plus que d’étudiants, il conviendrait de parler de communauté. Car, une fois inscrit, l’utilisateur a toute possibilité de dialoguer avec son professeur, son correcteur ou ses camarades de classe, qui peuvent donc suivre les mêmes enseignements à toute heure du jour et de la nuit, n’importe où sur le globe, du moment qu’ils jouissent d’une connexion internet.

Petites annonces, wiki du cours, forums… Chaque module est un environnement à part entière. Vidéos, tutoriels, tests en QCM sont navigables à souhait, selon ses capacités d’assimilation des informations. Ici, le chargé de TD est baptisé « TA » (teacher assistant) et mène les exercices pratiques attestant de la bonne compréhension de chaque étape.

« Learning by doing »

Si Udacity joue la carte du virtuel, les certificats de réussite délivrés après le passage des examens ont donc toute leur place sur le CV, et commencent à devenir de réels atouts pour les phases de recrutement. Pionnier du phénomène des MOOC (Massive open online course), Udacity fait ainsi le lien entre apprentissage en ligne – gage de liberté – et opérabilité dans la vie réelle. D’autant que suivant le principe du « learning by doing », le programme mise sur l’accompagnement de projets des étudiants : créer son propre moteur de recherche, son intelligence artificielle… On mise ici sur le concret. D’ailleurs, à l’automne 2013, Udacity s’est lancé dans les tutoriels réservés aux entreprises, autour des enjeux des big data.

Voilà donc comment chacun peut devenir informaticien chevronné sans quitter son fauteuil. Ajoutée au tee-shirt siglé du « U » d’Udacity style « college » américain, la mention de ce diplôme dans le CV saura témoigner de la fierté nouvelle d’être lauréat d’une fac sans campus. Un partenariat scellé avec la société Pearson VUE, spécialiste de l’authentification des diplômes, permet en effet de sanctionner, par un examen passé dans un centre agrée (en France, à Nantes et Paris), son parcours universitaire online, « in real life ».

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